Zed Von Neitsabes & Erika Pollion, Philosophes de l'Obscur.

Zed Von Neitsabes & Erika Pollion, Philosophes de l'Obscur.
-----En réalité, il n'y a pas d'histoire de schizophrénie. Si je peux paraître différent selon les endroits et les personnes, c'est une histoire de confiance. Ce ne serait même plus de la schizo, mais carrément des personnalités multiples!
-----Moins la confiance est forte, plus le masque porté est dur et froid comme la pierre. La confiance n'est totale qu'en moi. Je fais confiance à mes idées, personne ne peut les entendre. Pas de ma bouche en tout cas. Par contre, on peut les lire, car ces idées, je ne peux que les écrire. Pour me comprendre, il faut me lire.
-----L'écriture, je l'ai découverte réellement avec ce blog-ci. C'est pourquoi il est important. Mieux, y écrire me permet de liquéfier le masque, de le reconquérir, de l'animer au lieu de me cacher derrière. Une fois qu'il sera une arme et non plus une défense, j'espère de toute mes forces que vous tremblerez devant le monstre que vous verrez... et encore, ce sera un aperçu bref, qui durera le temps pour le feu de mes paroles de vous consumer.

Malvenue dans les ténèbres de ma quête.





# Posté le mercredi 24 décembre 2008 07:49

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 05:35

Die Anderen.

Die Anderen.
-----Trois jours. Cela fait trois jours que je cherche un nom. Comment appeler ce lieu? Mais d'abord, pourquoi changer? L'autre était beaucoup trop personnel. Je cherchais l'approbation d'autrui. Je voulais me sentir comme tout le monde. Faire comme tout le monde. Mais je ne suis pas tout le monde. Alors pourquoi chercher à les imiter? C'est terminé.

JE TU_ IL

----- Je me révèle à moi même. J'ai fini de me fuir. Je ne vais pas m'adapter aux autres. Je vais m'adapter à moi-même. J'arrête la triche.
----- Certes, ce que j'ai dit ailleurs, je le pensais. Rien n'était faux. Mais je visais ce que les autres appellent mieux. Ma vie n'est pas faite de nombreuses personnes autour de moi. ILS m'ont convaincu que je devais me sentir mal. Mais non, c'est faux. ILS ont peur de la solitude. Pas moi. Je me complais avec moi-même, sans pour autant renier mes semblables, mais rares sont ceux avec qui je me sens à l'aise.

JE TU_ ILS


----- Alors que je cherchais un nom pour marquer la métamorphose, je suis tombé sur le site de Nihil Messtavic. Vous me demanderez certainement " Qui est ce personnage? " Je vous répondrais: aucune idée. Cet homme est probablement mort depuis des années. Ses écrits sont les seuls vestige de son existence. Lui qui voulait retourner au rien, il est, en quelque sorte, resté ici-bas. C'est une certaine Vedma Nadasty qui l'a découvert, quelques années auparavant. Alors qu'elle était dans une bibliothèque, son regard fut attiré par une malle. Une malle vouéeà disparaître. Vedma l'a sauvée et ainsi, a pu découvrir cet homme. Depuis, elle s'évertue à traduire ces différents écrits et à les publier sur Internet ou sur papier:

Site officiel
Myspace
Maison d'édition du "Crachoir du solitaire"

----- Je vous préviens, la lecture de cette oeuvre n'est pas de tout repos. Moi qui depuis quelques années nage dans le sillon de Bernard Werber, où transpirent l'optimisme et la spiritualité, découvrir cet auteur qu'était Nihil Messtavic a été un choc. C'est tout le contraire : pessimisme et désespoir à volonté. Mais tellement... lucide et captivant. Ca a ravivé des choses, par trop effrayantes, que j'avais caché en moi. Tout refait surface et je m'affirme. Bien sûr, je ne suis pas aussi pessimiste, mais j'accepte mes pensées sans plus les cacher.

----- Pourquoi le "Crachoir du solitaire"? Parce que je garde mes pensées. Je ne les partage pas avec les autres. Je ne sais pourquoi. Peut-être parce qu'il est rare d'entretenir une conversation intelligente avec eux. Peu sont ceux qui se posent des questions. Cependant, je développe ces idées avec moi-même. Dans ma tête. Là-haut, je suis seul. Coupé du monde. Vous me direz, je les partage ici. Mais vous, qui êtes vous? Je ne vous connais pas. Du moins, très superficiellement. Je ne vous voie pas, je n'ai pas peur de vous. Pour moi, vous n'êtes qu'une suite de mots. Des mots que vous écrivez certes, mais que je lis. Et j'y réponds. Certains de vos mots me font réfléchir, plus que vous ne le pensez. Je vous en fait part, de temps à autre, par mots interposés. Mais nous ne nous connaissons pas. C'est presque comme si j'échangeais avec moi même. Rien ne sort de vos bouches. Vous écrivez des mots. Vous les publiez. Je les lis, dans ma tête. Et quand je réponds, je ne parle pas; j'écris des phrases élaborées dans ma tête. Il en va de même de votre côté.

----- Voilà, quand on discute, on le fait à deux: avec l'autre, et avec soi-même. Mais à toujours fréquenter le monde, on s'oublie. On se parle moins. On réfléchit moins. On s'occupe. On ne se pose pas de question. On se laisse vivre. Sans essayer de comprendre pourquoi...

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# Neitsabes.

# Posté le lundi 22 septembre 2008 15:20

Modifié le mardi 18 août 2009 14:48

Etat gris.

Etat gris.
Oyez oyez !

----- Vous vous apprêtez à pénétrer dans un lieu que vous ne connaissez pas. Un lieu que jamais je n'ai jamais montré, ni même eu la simple envie de partager, pour la simple et bonne raison que je n'y pense pas en présence d'autrui. On peut tout de même observer des résidus comme des rires débiles s'élevant sans raison aucune dans l'atmosphère, ou encore par des petits sauts d'entrain. Ce lieu, c'est mon esprit. De temps à autre, il me joue des tours de magie. Quand je suis sûr que personne n'est là, mes pensées s'en vont au tréfond de mon esprit. Là-bas, elles se jettent dans tous les sens. Elles s'élaborent toutes seules, sans que je ne demande rien. Elles me distrayent. Je ris. Je ris tout seul. Dans ma tête se dessine une gigantesque bouche souriante. Et puis elle hurle de plaisir. Jamais, au grand jamais, cet incroyable évènement n'arrive au dehors. Dehors, mon esprit est anesthésié.
Est-ce de la folie ? Toujours est-il que le seul moyen de s'apercevoir de cette face obscure, c'est d'être en lien indirect avec moi : MSN ou SMS. Avec ces outils, je ne me stoppe pas, puisque c'est comme si je me parlais.

----- Ces instants de folie sont de la pure liberté. Et si c'était ça la folie ? La liberté de l'esprit et rien d'autre.

----- Parfois, j'aimerais partager cette folie. Mais avec qui ? Je ne fais pas assez confiance à quelqu'un. Toujours peur du ridicule. Parce que voilà, le ridicule ne tue pas, mais c'est ça grandir : arrêter d'être ridicule pour être sérieux. Ca a réussi sur moi. Je suis sérieux, je réfléchis, trop peut-être. Mais je reste un enfant, dans ma tête, ce sont ces moments de folies qui me le révèlent. C'est dans la solitude qu'on se révèle. Après, on peut décider de se révéler aux autres. Mais les dignes personnes ne sont jamais là. Ce sont toujours des gens rencontrés par ces moyens de communication fallacieux qui pourrissent notre environnement. Mais grâce à eux, je suis MOI, je me révèle à l'autre, parce que j'ai l'impression de me révéler à moi-même. Euphorisation. Un jour peut-être me révèlerais-je vraiment à quelqu'un ? Quand j'aurais rencontré l'amour partagé. La confiance totale.

----- Mais dans cette folie furieuse, des idées parfaitement sombres peuvent apparaître, sans pour autant atténuer l'euphorie. Bien au contraire.
----- Aujourd'hui, j'ai vécu dans cette sorte d'état second (clin d'½il lancé au bord du Chemin Perdu). Et j'ai eu une vision. Les idées s'emboîtaient les unes après les autres pour former un flot continu. Que dis-je ! Un raz-de-marée, influencé par mes découvertes, mes influences. Ce que j'ai vu dans ma folie, c'est la fin du monde. Et vous savez quoi ? Il n'y a aucun moyen d'y échapper. Aucun. La mort vous happera tous. Pas de passe droit. Non. On va tous crever. Pas la peine de se repentir, croyant ou mécréant, on finira tous au même endroit, la mort au travers de la gorge. Ne cherchez pas à fuir. Il n'y a pas de moyen. La réincarnation n'existe pas. C'est un mensonge aussi gros que celui du paradis. Nous quitterons l'enfer (oui parce que l'enfer existe) de nos vies. Mais je suis heureux. Moi et tous ceux qui ont les yeux ouverts. Nous sommes heureux. Nous comprenons. Nous acceptons.

Mort, ceux qui vont mourir te saluent.

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# Neitsabes.

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 14:57

Modifié le mardi 18 août 2009 14:56

Réaction à la nouveauté.

Réaction à la nouveauté.
" J'existe par ce que je pense "
( Sartre - La Nausée )
Partie Une

----- Un animal (autre que l'homme), ou même un minéral, vit. On aurait tendance à dire qu'il ne pense pas. Mais c'est faux. Il ne pense pas au sens où l'entend l'humain. Mais penser c'est réagir à notre environnement (externe ou interne). Tout comme l'animal. Cependant, ce qui distingue l'homme du reste de l'évolution c'est la conscience. L'homme a conscience de vivre; il existe. Il a pris conscience de ses réactions et les a nommées. Ces mots, lui ont donné l'illusion de sa grande supériorité, des mots tels que raisonnement logique, mémoire , pensée... Mais ce ne sont que de simples REACTIONS. Rien de plus.

----- Je prends un exemple. En psychologie, on a étudié les bébés et leur réaction à la nouveauté. On présente un écran avec l'image d'un éléphant. Le bébé n'a jamais vu d'éléphant de sa vie, il regarde fixement l'image. Au bout d'un temps, il se lasse et regarde ailleurs. A ce moment, on présente au bébé une image d'éléphant et une image de voiture. Le bébé regarde plus longuement la voiture. Il a réagit à la nouveauté. Maintenant, pour expliquer cette réaction, les psychologues ont avancé l'hypothèse de la mémoire. Le bébé aurait stocké l'image de l'éléphant dans sa mémoire. Quand est apparue l'image de la voiture, le bébé aurait comparé cette image à toutes celles qu'il a dans sa mémoire. Il aurait décidé qu'il ne l'avait jamais vu auparavant.
----- Maintenant, remplaçons le bébé par une assiette. On la dépose dans un four à haute température. Quand elle est brûlante, on l'a place dans de l'eau glacée... je vous laisse imaginer le résultat! Pourtant, l'assiette n'a pas de mémoire, ni la capacité de raisonner... malgré ça, elle a réagit à la nouveauté!

----- Je commence à croire que l'homme, avec sa capacité de conscience, poursuit le but de se donner l'illusion de contrôle, une sorte d'âme. Parce qu'en ayant conscience de sa vitalité, et donc de ses réactions, il a vu qu'il n'était pas le maître. Ses choix se font en fonction de son histoire, et des règles instaurées par sa famille, sa société (qui sont le résultat de millions d'années d'évolution des réactions humaines). Il a cherché à expliquer ses réactions et a utilisé des mots qui donne une impression de liberté.


-----Bien sûr, une assiette et un bébé n'ont rien à voir. Cela dit, ils sont tout deux un amas de molécules... si les molécules de l'assiette sont capables de réagir au changement extérieur, pourquoi les neurones agiraient-ils différemment? Ce ne sont aussi que des molécules fonctionnant avec des phénomènes électriques et chimiques.
L'humain ne se résume pas à ces réactions...

# Erika Pollion.
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# Posté le mardi 30 septembre 2008 15:23

Modifié le vendredi 21 août 2009 10:13

Nature.

Nature.
Le temps se rafraîchit.
Les feuilles, en un soupir, tombent.
C'est l'automne.
L'automne, temps d'amour.
Voir tout ces paysages mornes, me réchauffe le c½ur.
L'automne est romantique.
Mais quand on est seul, la romance se mue en espérance, douce espérance.
C'est l'espoir qui fait vivre.
L'automne pour beaucoup est synonyme de tristesse et de froid...
Ce à quoi je répond que le froid ragaillardi, nous faisant frissonner et apprécier la chaleur.
Ce n'est pas de la tristesse mais de la mélancolie...le rêve...on peut rêver de nos espérances!
On peut vivre, se laisser aller.
C'est le temps du rêve.

*

----- Envie d'une présence à mes côtés. Envie de voir la forêt avec elle. Envie de la tenir dans mes bras. De sentir sa peau. Envie de discussions à voix basse devant le feu. Envie de me plonger dans ses yeux. Envie de m'ouvrir, de me laisser aller. Envie de faire confiance, de tout partager. Envie de tranquilité et de tendresse, de grands espaces. Envie de partir loin de tout ça, avec elle.
----- Mais non. Ce n'est pas possible. Je peux toujours espérer... Je vais aller me ballader en forêt, peut-être que je la trouverai là-bas.

*


----- L'automne, la vie se calme, la vie se meurt. Le temps commence à ralentir jusqu'à devenir imperceptible en hiver. Les animaux hibernent ou migrent vers des horizons ensoleillés.
----- Alors que la Nature aspire à la retenue et au repos, l'homme s'active et lutte contre les saisons. S'interdisant la moindre pause, refusant de se soumettre à l'environnement. L'important étant d'assurer sa domination illusoire, s'empêcher de se poser des questions pour ne pas se remettre en cause et ainsi... stagner.
----- Même en vacances, il refuse de se laisser aller à la Nature. Toujours, l'homme s'entasse avec ses congénères, dans des endroits étiquetés « paradisiaques », accessibles par l'argent. La Nature, l'homme se l'approprie et la vend, choississant lui-même les endroits touristiques. Ne laissant rien au hasard: tout doit être contrôlé, prévisible et inchangé. L'homme impose sa tyrannie partout où il met les pieds, ne laissant aucune raison d'être aux éléments, si ce n'est celle de lui être asservi.

Pourquoi ne profitons-nous pas du temps, au lieu de chercher à le maîtriser?


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# Neitsabes.


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# Posté le samedi 04 octobre 2008 07:39

Modifié le mardi 18 août 2009 15:05